Quand des multinationales telles que Bayer, Google, Walt Disney et bien d’autres financent des partis politiques européens

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Le 7 mars dernier, sur RTL, l’épineuse question du glyphosate s’invitait dans le débat. Occasion pour Marine Le Pen, répondant aux questions d’Elizabeth Martichoux, de démontrer l’impuissance, selon elle, de l’Union européenne face aux multinationales, et face aux traités de libre-échange, comme le CETA, qui s’imposent aux dispositions réglementaires nationales.

 

( Note ExoPortail : L’information abordée dans la vidéo au sujet de Coca-Cola : https://exoportail.com/conflit-dinterets-et-lobbying-coca-cola-sponsorise-la-presidence-de-lunion-europeenne/ )

«Les lobbys existent vous le savez, vous êtes à Bruxelles», interrompt Elizabeth Martichoux. Et Marine Le Pen de saisir la perche : «Ah mais madame, je le sais très bien. Et d’ailleurs, vous savez ce qu’ils font les lobbys ? Ils financent les partis politiques européens», affirme-t-elle alors, précisant que Bayer-Monsanto, fabricant du glyphosate, faisait partie des généreux «donateurs» de L’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE), parti politique européen centriste avec lequel La République en marche (LREM) envisageait de faire alliance.

Des partis européens ouvert à des «accords d’entreprise» avec des «acteurs industriels»

L’Alliance des libéraux et des démocrates pour l’Europe (ALDE) précise la nature de ces «accords» : «Ils sont tous liés à nos congrès […] ou à d’autres événements de grande envergure sous la forme de frais d’organisation de débats de groupe ou de frais pour des stands d’exposition sur place». Et d’expliquer encore : «Tant de choses sont inexactes dans la déclaration de madame Le Pen, mais le lobbying consiste à tenter d’influencer un législateur sur une question. Dans ce cas particulier, il s’agit de quelque chose de très différent : le parti [européen] entretient des relations avec des ONG, des fondations mais aussi des entreprises. S’ils veulent avoir un stand d’exposition ou organiser des panneaux, ils doivent couvrir ces frais.» Mais quel intérêt auraient donc ces puissantes multinationales à participer à ces événements ? Sur son site, l’ALDE se place dans le cadre de la «loi belge» et des règles de l’Union européenne, et se borne à réaffirmer : «Le parti ALDE recherche activement […] des initiatives apportant une valeur ajoutée mais ne compromettant pas son indépendance.»

Sur le plateau de RT France ce 11 mars, Eric Alt, vice-président d’Anticor, association luttant contre la corruption, a qualifié ces pratiques de «trafic d’influence légal», notant que le Parlement européen n’était pas le seul visé :

«Les lobbyistes s’attaquent aussi aux commissaires [européens]. [L’ex-président de la Commission européenne José Manuel] Barroso est un exemple emblématique : il est aujourd’hui au service de la banque Goldman Sachs et il rencontre des commissaires pour [leur] vendre les idées de la banque.»

Source partielle : https://francais.rt.com/international/59934-quand-multinationales-financent-partis-politiques-europeens

En complément la version intéressante mais très policé de France 2 :


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