Les grandes mesures du gouvernement russe envers l’Afrique provoquent une panique de l’état profond

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Il y a quelques heures à peine, un bombardier à longue portée Tu-160 s’est posé sur une piste d’atterrissage en Afrique du Sud pour faire savoir à tous que la Russie allait protéger ce continent d’une agression extérieure à partir de là.

 

Ce vol révolutionnaire de 13 heures n’était que la «cerise sur le gâteau» pour les dirigeants africains qui rencontraient Vladimir Poutine à Sotchi dans le but de conclure un accord global et multiforme de 500 accords en matière d’économie, d’échanges culturels et de coopération sécuritaire.

Les efforts de la Russie pour renforcer son influence en Afrique, qui ont été soulignés lors du sommet de cette semaine à Sotchi, ne concernent pas seulement les armes, l’énergie nucléaire et les accords d’investissement, mais aussi les choses moins tangibles.

L’aéroport international de Sochi s’est préparé cette semaine à accueillir plus de 100 000 voyageurs, alors que des milliers d’invités affluaient vers un événement historique – le sommet Russie-Afrique. Avec 44 présidents et premiers ministres de pays africains présents, c’est le point culminant des récentes mesures diplomatiques prises par Moscou pour assurer une influence plus importante sur le continent.

Le nouvel intérêt de Moscou pour l’Afrique arrive à un moment opportun pour le continent lui-même, selon Andrey Maslov, rédacteur en chef du rapport Ravision2030.com sur la vision commune Russie – Afrique :

«L’intérêt croissant de la Russie pour l’Afrique a coïncidé avec l’accélération des processus d’intégration sur le continent», a-t-il déclaré à RT. «Aujourd’hui, l’Afrique n’est pas seulement un territoire abritant plus de 50 États. Elle est en train de devenir un acteur indépendant dans la politique mondiale et les relations internationales.»

Pourtant, ses résultats vont au-delà d’un ensemble d’accords lucratifs. Selon M. Maslov, la réunion a jeté les bases de relations plus profondes :

«La Russie retourne en Afrique sur la base de nouvelles valeurs et de nouveaux objectifs[enracinés] dans un intérêt mutuel», a déclaré l’analyste, admettant qu’il avait lui-même été initialement sceptique quant aux résultats du sommet, mais qu’il a finalement changé d’avis.

Les dirigeants africains qui se sont rendus au sommet ont également semblé satisfaits des résultats. Abdel Fattah al Sisi, président de l’Égypte – l’un des principaux partenaires de la Russie en Afrique – et coprésident de la réunion, a qualifié le sommet de «succès pour tous ses participants».

Le président russe Vladimir Poutine, qui a accueilli la réunion, l’a saluée comme une «nouvelle page dans les relations de la Russie avec les nations du continent africain». «La réunion s’est déroulée dans un climat d’affaires, tout en restant amicale et même cordiale, ce qui a créé une atmosphère unique pour nos discussions», a-t-il déclaré aux journalistes par la suite.

En effet, le forum est destiné à donner un coup de pouce supplémentaire à la Russie, qui tente de rattraper économiquement des pays comme la Chine, les États-Unis et l’Inde. L’importance d’un pays dans une région ne se limite pas, bien sûr, aux ventes d’armes et aux ventes de denrées alimentaires, mais concerne également des domaines moins tangibles comme la culture, la science ou l’éducation.

 

 

«Assurer la sécurité dans la région» :

Le lendemain, le dirigeant russe a souligné que «le terrorisme, l’idéologie de l’extrémisme, la piraterie et le printemps arabe empêch[aient] le développement des pays africains», assurant que a Russie allait «lutter contre ces problèmes de manière plus active». Il a assuré que «ces phénomènes ont déstabilisé la situation dans toute l’Afrique du Nord.» Et d’ajouter : «Dans cette région, dans la région du lac Tchad et la région sahélienne, de nombreuses organisations terroristes sont actives. A cet égard, nous pensons qu’il est important d’intensifier les efforts communs dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.»

Il a de surcroît fait valoir que la Russie était déterminée à poursuivre la formation du personnel militaire et des forces de l’ordre des pays africains dans les établissements d’enseignement spécialisés en Russie «pour assurer la sécurité dans la région». «Afin de renforcer les capacités de combat des forces armées nationales des pays africains, la coopération dans les domaines militaire et militaro-technique se poursuit», a encore précisé le chef d’Etat russe.

Vladimir Poutine a été clair sur ce point : «Sur beaucoup de questions clés de l’agenda régional et mondial, nos positions sont proches ou coïncident [avec l’Afrique], ce qui crée des conditions favorables pour une interaction constructive au sein de l’ONU et d’autres structures internationales.» Insistant sur l’importance de la coopération économique avec les Etats africains – notamment en matière d’investissement – il a également noté : «En 2018, les échanges de la Russie avec des pays africains se sont élevés à plus 20 milliards de dollars, avec un doublement des échanges au cours des cinq dernières années. […] Les entreprises russes travaillent depuis longtemps dans cette région, essentiellement dans l’exploitation des minerais, mais aussi dans le secteur énergétique et pétro-gazier. Il y a également des perspectives en matière de haute-technologie.»

 

Conclusion :

Tout le continent africain est exploité massivement depuis 500 ans. Mais pour décourager une action unifiée contre l’exploitation, l’État profond a utilisé l’intrigue politique «diviser pour régner» longuement éprouvée entre factions concurrentes, et les assassinats sous un faux drapeau des dirigeants des groupes en question.

La pire de toutes ces machinations a été la libération délibérée de virus pour éjecter un certain nombre de villages à proximité des minerais sur le point d’être extraits… tandis que les médias applaudissent les vertus des concerts de l’Aide pour l’Afrique, dont les recettes ne sont allées que jusqu’aux poches des gens derrière la Couronne.

Le dumping persistant du dollar, etc. – tout cela explique l’anxiété et la panique à Washington DC, dans la zone euro et au Vatican. Son récent rapprochement avec la République centrafricaine a d’ailleurs provoqué les réactions épidermiques de Paris.

Il faut comprendre qu’il a fallu des décennies pour que tous ces efforts de neutralisation de l’État profond ( Cabale ) se concrétisent petit à petit. Le leadership de Poutine ne prend aucun risque.

Mise à jour : Discours profond et vibrant tenu pendant de ce sommet :

 

Source : https://geopolitics.co/2019/10/25/big-russian-moves-from-middle-east-to-africa-causing-new-level-of-deep-state-panic/ et https://francais.rt.com/international/67254-sommet-russie-afrique-sotchi-moscou-affiche-ambitions

Traduction de la partie anglaise : ExoPortail


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1 Commentaire

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    Je vois Poutine et la Russie jouant très bien le rôle du tiers réparateur du monde entier, dont maintenant, c’est au tour de l’Afrique.

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