Sans grande surprise : Le pass sanitaire finalement adopté à l’Assemblée. Présentation de la liste des traitres qui a voté pour

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Les députés français ont adopté dans la nuit de mardi à mercredi, après une seconde délibération, le projet de loi organisant la fin de l’état d’urgence sanitaire qui prévoit la mise en place d’un pass sanitaire.

 

L’Assemblée nationale a voté le texte de sortie de l’état d’urgence sanitaire ainsi que la mise en place du pass sanitaire.

 

Le texte a été adopté avec 208 voix contre 85 :

Plus tôt dans la journée, l’article premier du projet de loi avait été rejeté après un vote «contre» de toutes les oppositions et du MoDem, qui s’était désolidarisé de La République en marche.

 

Pass sanitaire :

Prévu à partir du mois de juin, le pass sanitaire doit être dans un premier temps réservé aux déplacements vers ou depuis l’étranger, et permettre de filtrer l’accès aux grands rassemblements ou à certains lieux.

Le document, sous forme papier ou numérique, doit permettre la présentation d’un résultat négatif d’un dépistage virologique, un justificatif de vaccination ou une attestation de son rétablissement à la suite d’une contamination.

 

Le pass sanitaire voté au parlement: le MoDem s’est-il «couché»? :

Agacés par le déroulement des débats autour de la sortie de l’état d’urgence et du «pass sanitaire», les députés MoDem ont lâché la majorité présidentielle ce mardi 11 mai. Avant de finir par rentrer dans le rang. Au grand dam des opposants à cette nouvelle contrainte.

«Ils se sont couchés, voilà tout», se désole Nicolas Dupont-Aignan au micro de Sputnik. Le député de l’Essonne était aux premières loges lors du coup de théâtre qui s’est joué en deux actes dans la nuit de mardi 11 mai. Rejeté lors du premier vote par les députés MoDem, l’article 1 du projet de loi «gestion de la sortie de crise sanitaire» du gouvernement a finalement été adopté. Alliés de la majorité et mécontents du déroulé des débats, les membres du MoDem sont finalement rentrés dans le rang lors du second vote. Assurant ainsi l’adoption du projet de loi et du controversé pass sanitaire. Le miracle qui avait réjoui les opposants s’est transformé en mirage.

Une volte-face néanmoins prévisible. Certains réfractaires du MoDem avaient déjà fait part dans les jours précédents de leurs divergences sur le texte déposé le 28 avril par le gouvernement, censé planifier la sortie de l’état d’urgence sanitaire. «Depuis le début, nous avions donné des lignes rouges, or nous constatons qu’il n’y a pas eu de dialogue, il n’y a pas eu d’écoute», déplorait quelques jours plus tôt le député MoDem Philippe Latombe. L’élu vendéen avait alors précisé les points de divergence «essentiels» avec le gouvernement, à savoir la date de sortie et les conditions d’application du pass sanitaire.

 

Veste retournée ou projet retouché ?

Sans être opposé au sésame obligatoire, le MoDem réclamait des clarifications sur un texte qu’il jugeait «flou». Et en particulier sur le nombre de personnes admises dans les «grands rassemblements» nécessitant la présentation du laissez-passer. Le groupe centriste réclamait que soit inscrit dans la loi un seuil «clair» fixé à mille personnes. Une jauge initialement fixée à huit cents personnes pour les salles de spectacle ou les cinémas, comme l’annonçait le Premier ministre au Parisien.

Face à la fronde, le gouvernement revoyait sa copie et portait le plafond à mille personnes. Une fausse victoire pour Nicolas Dupont-Aignan: «Ce seuil ne sera pas inscrit dans la loi, comme le souhaitait le MoDem.» Même constat pour Florian Philippot joint par Sputnik.

«Il n’y a rien d’inscrit dans la loi donc ce sera à l’appréciation de ce que chacun considère être un grand événement. Ce peut être, par exemple, 400 ou 500 personnes et ce chiffre pourra évoluer selon les changements d’appréciation», s’inquiète le président des Patriotes.

Finalement adopté dans la nuit de mardi après le ralliement du MoDem, le pass sanitaire conditionnera l’accès des grands rassemblements ou de certains lieux à la présentation d’un test négatif de dépistage virologique ou à l’exhibition d’un justificatif de vaccination ou d’une attestation de rétablissement à la suite d’une contamination. Très remonté, Florian Philippot craint qu’un tel document entraîne la légalisation d’«un apartheid sanitaire en classant les gens selon leur état sérologique et leur choix thérapeutique».

 

Une victoire à la Pyrrhus ? :

Un succès en demi-teinte pour le MoDem donc, qui a toutefois obtenu un réajustement de la date de sortie de l’état d’urgence sanitaire, jugée «trop lointaine» selon ses membres. La période de transition aurait permis au gouvernement d’user encore des pouvoirs octroyés par ce cadre législatif exceptionnel du 2 juin au 31 octobre. Face à la fronde de mardi soir, l’article a été réécrit en catastrophe par l’exécutif pour ramener la date au 30 septembre.

«Ils ont obtenu un mois, ironise Nicolas Dupont-Aignan. En réalité, c’était juste un mouvement d’humeur face au mépris du ministre de la Santé, Olivier Véran!»

Selon Le Parisien également, c’est bien le «ras-le-bol» et le sentiment de «mépris» ressenti par ces alliés de la majorité qui ont provoqué ce «lâchage en règle». Un blocage de circonstance, donc, en guise de message envoyé à l’exécutif. Sur les 58 membres du groupe Mouvement démocrate et démocrates apparentés, 45 ont participé au scrutin et tous ont voté contre. De quoi entraîner le rejet du texte à l’Assemblée nationale par 108 voix contre 103, avant la seconde délibération.

Pour Florian Philippot, la «petite manœuvre politique» de la nuit dernière refléterait des tractations politiciennes: «Le MoDem a dû essayer de négocier quelques places à l’heure du dépôt des listes aux élections départementales et régionales.»

Enfin, la dernière requête des élus MoDem, à savoir un engagement «ferme» au sujet de la réouverture des discothèques pour le 1er juillet, est restée lettre morte. Le député Christophe Blanchet (Calvados, MoDem) appelait à ce que le dispositif du pass sanitaire serve à rouvrir les boîtes de nuit. Une doléance à laquelle le gouvernement n’a pas donné suite.

Qui a voté quoi ?

Dans les rangs de la majorité, le projet de loi a été unanimement validé par les 148 votants du groupe La République en marche (sur 269 membres). Chez leurs alliés du MoDem (58 membres), 49 ont pris part au vote. 44 ont voté pour et 5 se sont abstenus. Les 16 députés votants du groupe Agir Ensemble (sur 21) ont tous voté pour.

Les députés du groupe UDI et Indépendants (12 sur 18) ont eux voté contre le texte.

Chez Les Républicains, 38 députés ont participé (sur 104). 36 ont voté contre, le seul à s’être abstenu étant Guillaume Larrivé (Yonne). Les députés Eric Ciotti (Alpes-Maritimes) ou encore le président du parti Christian Jacob (Seine-et-Marne) n’ont pas pris part au vote.

Parmi les 29 membres du groupe Socialistes et apparentés, les dix votants ont tous voté contre à l’image de Boris Vallaud (Landes).

Dans le groupe La France insoumise, les huit députés ayant pris part (sur 17) ont eux aussi unanimement rejeté le texte comme Jean-Luc Mélenchon (Bouches-du-Rhône), Ugo Bernalicis (Nord) ou encore Adrien Quatennens (Nord). Même constat au sein du groupe Gauche démocrate et républicaine avec huit députés votants (sur 16) qui ont tous voté contre à l’image de Marie-George Buffet (Seine-Saint-Denis) ou du président du groupe André Chassaigne (Puy-de-Dôme).

Sur les 18 membres du groupe Libertés et Territoires, quatre ont voté. Trois ont voté contre et Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques) s’est abstenu. Ce dernier avait voté pour, lors de la seconde délibération autour de l’article premier du texte.

Enfin, tous les non-inscrits présents ont voté contre comme Nicolas Dupont-Aignan (Essonne) ou encore Joachim Son-Forget (Français établis hors de France). Marine Le Pen n’a pas participé au vote.

 

Source : https://fr.sputniknews.com/politique-francaise/202105121045583731-sortie-de-letat-durgence-et-pass-sanitaire-lassemblee-vote-finalement-le-texte/https://francais.rt.com/france/86547-pass-sanitaire-sortie-crise-deputes-assemblee-nationale-liste-vote-pour-vote-contre et https://fr.sputniknews.com/france/202105121045587589-le-passe-sanitaire-vote-au-parlement-le-modem-sest-il-couche/


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6 Commentaires

  1. Il fallait s’y attendre, ils ont trouvés le moyen d’obliger à la vaccination, sinon plus de vie sociale ! C’est honteux et très frustrant. Et celà est entrain de se faire aussi en Suisse. Et maintenant les pharmacies vont organiser des journées de vaccinations de masse pour aller encore plus vite dans leurs plans. Et malheureusement dans tous ça, c’est que les sites d’inscriptions à la vaccination sont prises d’assauts par une population encore très endormie.

  2. Ce qui mine le moral, c’est qu’on voit le plan des vilains se mettre en place comme prévu et en face on a juste des promesses que tout va bien et et que c’est normal qu’on ne voit rien de positif, que tout se fait en sous-marin. Je suis de bonne volonté, mais à un moment va falloir que ça devienne un peu plus visible, histoire de motiver les troupes… Mêmes si les lanceurs d’alerte et quelques médias dénoncent, on a le sentiment que rien ne peut arrêter le rouleau compresseur, ça continue à pioncer sévère quand même j’ai l’impression. Il est clair que si on les arrête pas, collectivement, ils vont dérouler leur plan débile jusqu’au bout. Plus ça va, plus je me demande ce que je fous là…

  3. Nous sommes nombreux mais isolés… Et quand on voit tous ces cons qui courent se faire vacciner pour avoir le droit de bouffer du surgelé avec leur pouf dans un resto’ bas d’gamme, c’est sur qu’on se dit que c’est mal engagé…
    Quand le vaccin sera obligatoire pour avoir la puce qui donne accés au compte bancaire 100% numérique, nous ne pourrons même plus vivre en autonomie dans une campagne profonde en étant propriétaire d’un terrain… car il faudra être pucé pour payer les impôts fonciers… Nous serons donc expropriés par des flics zélés et devront errer dans les bois comme des damnés…

  4. bravo chaud cacaco NON A LA DICTATURE DU GUIGNOL ET DE SA CLIQUE BOYCOTE DES ETABLISSEMENTS qui mettront en place cette ignominie ! liberticide PAS QUESTION DE M INJECTER CETTE MERDE DE VACCIN SANS SAVOIR CE QUE CELA INDUIT SUR MA SANTE JE NE SUIS PAS UN COBAYE DE S LABOS …………………….. MOUTONS VACCINE Z VOUS Bèèèèèèèèèè bèèèèèèèèèèèèèèè

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