Le gouvernement va prendre un arrêté pour une utilisation limitée de la chloroquine. De plus l’usine qui produit la chloroquine placée en redressement judiciaire

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Après l’autorisation par plusieurs pays du traitement à la chloroquine contre le coronavirus, Olivier Véran a annoncé qu’il prendrait un arrêté pour rendre le médicament accessible pour les formes les plus graves, mais PAS pour les moins sévères.

 

Le ministre de la Santé Olivier Véran a livré, ce 23 mars, les décisions du Haut conseil de santé publique concernant l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19. Et s’il a entrouvert la porte pour son utilisation dans les «formes graves», il en rejette toutefois l’utilisation pour les formes «moins sévères».

«Le Haut conseil recommande de ne pas utiliser [l’hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19] en l’absence de recommandation, à l’exception de formes graves hospitalières sur décision collégiale des médecins et sous surveillance médicale stricte», a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran lors d’un point presse. Ajoutant que ce médicament ne devait pas être prescrit «dans la population générale ou pour des formes non sévères à ce stade, en l’absence de toute donné probante», Olivier Véran a toutefois annoncé qu’il prendrait un arrêté pour rendre l’hydroxychloroquine «accessible aux équipes médicales hospitalières qui le souhaitent dans les conditions prévues pour des malades avec des formes sévères».

Dans la foulée de l’annonce d’un essai clinique imminent de l’antipaludéen à grande échelle, la déclaration du ministre intervient alors que le professeur Didier Raoult vante les effets impressionnants de la l’hydroxychloroquine contre le coronavirus depuis plus d’un mois déjà. Faisant fi des directives du gouvernement ce dernier et son équipe ont d’ailleurs décidé le 22 mars de «proposer au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic» l’accès à ce traitement «dans le cadre des précautions d’usage de cette association et hors AMM [Autorisations de mise sur le marché]».

Une décision prise notamment au regard des succès du traitement, mis en avant dans une étude chinoise. En effet, au mois de février déjà, les travaux de trois chercheurs chinois révélaient les réussites du traitement à la chloroquine, habituellement utilisé contre le paludisme, pour traiter le coronavirus.

Préconisée en France par le professeur Didier Raoult, l’administration d’hydroxychloroquine pour traiter le coronavirus a récemment convaincu plusieurs pays. Le 21 mars, le président américain Donald Trump faisait, par exemple, l’éloge du traitement combiné évoquant «une réelle chance d’être l’un des plus grands changeurs de jeu de l’histoire de la médecine».

Et le locataire de la Maison Blanche d’enfoncer le clou, ce 23 mars, en évoquant «l’excellent résultat précoce du médicament [dont l’utilisation] débutera demain à New York et ailleurs».

Comme le rapporte une correspondante de RT au Venezuela, la république bolivarienne a également annoncé le début de l’administration de la chloroquine par voie orale, «non seulement aux patients infectés par le CoviD-19, mais à leurs contacts étroits (environ 15 personnes en moyenne) ainsi qu’au personnel de santé qui s’occupe des patients positifs».

L’Algérie a de son côté a annoncé ce 23 mars «l’adoption d’un traitement» qui «sera prescrit aux cas confirmés et il est disponible en quantités suffisantes». Si le gouvernement n’a pour l’heure pas précisé le nom du traitement, «sur la page Facebook de la faculté de médecine d’Alger-Ben Aknoun, on est déjà formel en annonçant que « le ministère de la santé accorde le protocole Chloroquine pour la PEC des cas de Covid-19 »», rapporte le média algérien TSA.

 

L’usine qui produit la chloroquine, près de Lyon, placée en redressement judiciaire :

La seule usine habilitée à fabriquer en France de la chloroquine, cet antipaludéen testé contre le coronavirus, se trouve près de Lyon et est actuellement placée en redressement judiciaire. Les syndicats appellent l’État à la rescousse pour trouver un repreneur.

L’entreprise Famar Lyon se trouve dans une situation paradoxale. C’est la seule usine habilitée par l’agence du médicament à fabriquer de la chloroquine, cet antipaludéen testé contre le coronavirus et sur lequel repose de gros espoirs. Mais elle se trouve actuellement en redressement judiciaire.

L’entreprise, située à Saint-Genis-Laval, pourrait pourtant être d’importance stratégique dans les prochaines semaines, si les tests cliniques démarrées le week-end dernier se révèlent concluants. Les syndicats en appellent désormais à l’État pour continuer la production de chloroquine.

En vente depuis 9 mois :

La société Famar Lyon compte 250 salariés et fabrique depuis des années le médicament Nivaquine, un antipaludéen à base de chloroquine, pour le compte de Sanofi. Mais l’entreprise, en difficulté financière, cherche un repreneur. Son propriétaire, un fonds d’investissement américain, l’a mise en vente il y a neuf mois.

Une audience aurait dû avoir lieu devant le tribunal de commerce la semaine dernière, mais elle a été reportée en raison de l’épidémie de coronavirus. Pour l’instant, aucun repreneur n’est intéressé, selon Lyon Mag.

 

150.000 boîtes en stock :

En attendant, l’entreprise continue de tourner. Face à cette situation, le représentant du personnel CGT a lancé un appel à l’État pour reprendre l’entreprise. Des messages ont été envoyés au ministère de la Santé et de l’Économie, mais aussi à Sanofi.

Pour l’instant, Famar Lyon peut continuer son activité jusqu’à la fin juin. La société dispose de 150.000 boîtes de Nivaquine en stock et peut redémarrer la production rapidement, sous réserve qu’elle puisse se procurer les matières premières nécessaires.

 

Note ExoPortail : 

Comme autres «bâtons dans les roues» on peut aussi noter que le 13 janvier, le gouvernement classait l’hydroxychloroquine (variante de la chloroquine préconisée spécialement par le Pr Raoult) comme « substance vénéneuse », ce qui interdit sa vente libre en pharmacie …

 

Source : https://francais.rt.com/france/73047-coronavirus-gouvernement-va-prendre-arrete-utilisation-limitee-chloroquinehttps://www.europe1.fr/economie/lusine-qui-produit-la-chloroquine-pres-de-lyon-en-redressement-judiciaire-3957239 /


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