Le Canada vient d’interdire officiellement la captivité des dauphins et des baleines

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Dans une grande victoire pour les défenseurs des droits des animaux, le Canada ne permettra plus que des baleines, des dauphins et des marsouins soient élevés et gardés en captivité à des fins de divertissement.

 

La Loi mettant fin à la captivité des baleines et des dauphins, qui a été adoptée par le Parlement du Canada lundi, fera en sorte que les cétacés – ou mammifères aquatiques – ne seront plus soumis au traumatisme du confinement dans des parcs d’attractions aquatiques, que les défenseurs des droits des animaux ont qualifiés de système de cruauté envers les animaux.

La nouvelle loi empêche également les animaux marins d’être soumis à l’élevage en captivité, au marché de l’import-export, aux captures vivantes, et interdit également la possession de matériel reproductif.

Toutefois, le projet de loi prévoit des exceptions notables tout en permettant aux mammifères marins qui sont déjà maintenus en captivité, y compris ceux qui ont été sauvés, qui sont en voie de réadaptation à la suite de blessures ou qui font l’objet de recherches scientifiques limitées. Les aquariums, les parcs et les zoos pourront garder leurs cétacés captifs mais ne pourront plus les remplacer.

Le projet de loi, qui a été déposé par l’ancien sénateur Wilfred Moore de la Nouvelle-Écosse en 2010, a salué l’adoption de la loi dans une déclaration de la «Humane Society International/Canada». L’ancien sénateur du Parti libéral a dit :

«Nous avons l’obligation morale d’éliminer progressivement la capture et la détention des animaux à des fins lucratives et récréatives. Les Canadiens nous demandent de faire mieux, et nous les avons écoutés.»

Les défenseurs des droits des animaux et les spécialistes des sciences de la mer ont également célébré l’adoption du projet de loi, qu’ils ont approuvé par le biais de tweets sous les marques de hashtags #EmptyTheTanks et #FreeWilly.

Les experts ont soutenu que les baleines et les dauphins font face à d’énormes souffrances psychologiques et physiques pendant leur captivité, y compris des problèmes de santé chroniques, un comportement anormal, un isolement prolongé et un ennui extrême, et une mortalité infantile élevée.

Cette mesure permet au Canada de se mettre au diapason d’une liste de plus en plus longue de pays qui cherchent à mettre fin à la captivité des cétacés. La directrice générale de HSI/Canada, Rebecca Aldworth, a décrit l’adoption du projet de loi comme un «tournant décisif» dans la protection des créatures marines et une victoire pour les Canadiens qui veulent «un pays plus humain» :

«Les baleines et les dauphins n’ont pas leur place dans les bassins, et la souffrance inhérente que ces animaux très sociaux et intelligents endurent dans un confinement intensif ne peut plus être tolérée.»

Les deux principales installations touchées par la loi sont Marineland à Niagara Falls et l’Aquarium de Vancouver. Selon la CBC, Marineland détient environ 61 cétacés en captivité, dont «55 bélugas, cinq grands dauphins et un épaulard».

Bien que le parc se soit d’abord opposé à l’interdiction, Marineland a reconnu lundi que ses activités avaient évolué depuis sa création dans les années 1960 et qu’il se conformerait à la nouvelle législation.

L’Aquarium de Vancouver s’était déjà plié à l’opposition du public l’an dernier en s’engageant à ne plus détenir de cétacés à des fins de divertissement. À l’époque, un seul dauphin était détenu dans l’établissement.

Dans une déclaration rendue publique lundi, Stuart Mackinnon, président du conseil d’administration de Vancouver Park, a déclaré :

«Le public nous a dit qu’il croyait que l’importation et l’exposition continues de ces mammifères intelligents et sociables étaient contraires à l’éthique et incompatibles avec l’évolution de l’opinion publique et nous avons modifié nos règlements administratifs en conséquence.»

En 2016, la société américaine SeaWorld Parks & Entertainment a annoncé la fin de l’élevage en captivité des épaulards et s’est engagée à se concentrer davantage sur les opérations de sauvetage des mammifères marins. L’entreprise possède des parcs SeaWorld en Californie, en Floride et au Texas.

Près de 60 orques sont détenues en captivité dans divers parcs et aquariums du monde entier, dont environ un tiers vivent aux États-Unis – et toutes sauf une sont captives dans les parcs SeaWorld à Orlando, San Diego et San Antonio, selon les rapports du «National Geographic».

Malgré les promesses de l’entreprise, ses principaux attraits sont les spectacles de dauphins. Hendrik Nollens, vice-président de la santé et du bien-être des animaux de l’entreprise, a défendu les spectacles, affirmant que les dauphins «sont plus rapides que nous. Ils sont plus forts que nous.» Nollens ajouté :

«Ils sont aux commandes. Ils choisissent… Ils décident s’ils font l’interaction ou non

Toutefois, Hal Whitehead, un scientifique marin canadien qui a appuyé la nouvelle loi, soutient :

«Les conditions de vie des mammifères marins en captivité ne peuvent être comparées à celles de leur environnement océanique naturel, ni en taille, ni en qualité

Source : https://themindunleashed.com/2019/06/canada-dolphin-whale-captivity.html et http://elizabethmaymp.ca/publications/2017/10/27/backgrounder-bill-s-203-ending-the-captivity-of-whales-and-dolphin-acts/

Traduction : ExoPortail


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